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Maison O’Neill

Maison O’Neill - Patrimoine et héritage

Histoire du site

La Maison O’Neill est située sur la rive droite de la rivière Saint-Charles, en retrait du boulevard Wilfrid-Hamel, dans le quartier de Duberger-Les Saules. Elle se trouve sur le territoire de l’ancienne seigneurie de Sillery, concédée par le jeune roi Louis XIV aux Hurons au milieu du 17e siècle et ouverte à la colonisation peu de temps après. La propriété où la maison s’élève aujourd’hui est concédée à partir des années 1670. À la fin du 17e siècle, elle appartient à la famille Dion. Pendant presque 150 ans, cinq générations de cette famille resteront sur ces terres et y établiront une des plus importantes manufactures de céramique de la Nouvelle-France.

Au milieu du 19e siècle, Québec voit arriver plusieurs vagues d’immigrants irlandais. Fuyant les difficultés économiques et la famine, ils quittent leur pays pour le Canada et les États-Unis à la recherche d’une meilleure vie. Parmi eux, John O’Neill et sa famille. En 1863, son fils Thomas se porte acquéreur d’un vaste domaine sur le chemin de la Petite-Rivière (le boulevard Wilfrid-Hamel), où il y a déjà une maison, une grange et une étable. Il fait bâtir une nouvelle maison vers le milieu des années 1860. Quatre générations de O’Neill y résideront jusqu’en 1991. Agriculteurs, ils pratiquent la culture maraîchère, puis, dans la première moitié du 20e siècle, ils font aussi le dressage de chevaux sauvages provenant des plaines de l’Ouest. 

Pour en savoir plus

La nouvelle maison de Thomas O’Neill affiche les traits typiques de l’habitation rurale d’inspiration québécoise. Construite en bois, elle a des fondations surélevées, une toiture à deux versants à faible pente percée de lucarnes, une porte centrale de style néoclassique, des fenêtres disposées de façon symétrique en façade, ainsi qu’une galerie couverte d’un avant-toit. Une cuisine d’été datant de la première moitié du 20e siècle est accolée au mur pignon est.

Comme le secteur est de plus en plus apprécié par les estivants, le domaine des O’Neill servira de lieu de villégiature pour l’ensemble de la famille entre les années 1930 et 1950. Par la suite, deux autres générations de O’Neill habiteront la maison jusqu’en 1991. Cette année-là, la Ville de Québec en fait l’acquisition dans l’intention de la restaurer. Aujourd’hui intégrée au parc linéaire de la rivière Saint-Charles, elle est administrée par la Société de la mise en valeur de la Maison O’Neill et de son site, qui y présente des expositions et des activités culturelles variées.